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Maha-parinibbana Sutta

Sutras – Maha-parinibbana Sutta

Maha-parinibbana Sutta

Première partie
Au Magadha

1. Ainsi l’ai-je entendu. Un jour le Béni du Ciel demeurait à Rajagaha, sur la colline appelée Pic du Vautour. A cette époque, le roi de Magadha, Ajatasattu, fils de la reine Videhi, voulut faire la guerre aux Vajjis. Il parla de la sorte : « Ces Vajjis, puissants et glorieux comme ils le sont, je vais les annihiler, je vais les faire périr, je vais complètement les détruire. »

2. Et Ajatasattu, le roi de Magadha, s’adressa à son premier ministre, le brahmane Vassakara, en disant : « Allons, brahmane, va trouver le Béni du Ciel, rends-lui hommage en mon nom à ses pieds, souhaite lui bonne santé, force, aisance, vigueur, et réconfort, et dis-lui ceci : ‘O Seigneur, Ajatasattu, le roi de Magadha, désire faire la guerre aux Vajjis. Il a dit de la sorte : « Ces Vajjis, puissants et glorieux comme ils le sont, je vais les annihiler, je vais les faire périr, je vais complètement les détruire. »‘ Et quoi que te réponde le Béni du Ciel, garde-le bien à l’esprit et informe m’en ; car les Tathagatas ne parlent pas faussement. »

3. « Très bien, sire, » dit le brahmane Vassakara en assentiment à Ajatasattu, roi de Magadha. Et il ordonna qu’un grand nombre de voitures magnifiques fut préparé, en monta un lui-même, et accompagné par le reste, sortit de Rajagaha en direction du Pic du Vautour. Il poursuivit aussi loin que put aller la voiture, puis, en étant descendu de voiture, il s’approcha du Béni du Ciel à pied. Après avoir échangé de courtoises salutations avec le Béni du Ciel, de même que bien des paroles agréables, il s’assit d’un côté et s’adressa comme suit au Béni du Ciel : « Vénérable Gotama, Ajatasattu, le roi de Magadha, rend hommage aux pieds du Vénérable Gotama et lui souhaite bonne santé, force, aisance, vigueur, et réconfort. Il désire faire la guerre aux Vajjis, et il s’est prononcé de la sorte : ‘Ces Vajjis, puissants et glorieux comme ils le sont, je vais les annihiler, je vais les faire périr, je vais complètement les détruire.' »

Conditions du bien-être d’une nation

4. A ce moment le Vénérable Ananda se tenait derrière le Béni du Ciel, en train de l’éventer, et le Béni du Ciel s’adressa ainsi au Vénérable Ananda : « Qu’as-tu entendu, Ananda : est-ce que les Vajjis se rassemblent fréquemment, et est-ce que leurs rassemblement sont bien courus ? »

« J’ai entendu dire, Seigneur, qu’il en est ainsi. »
« Pour le moment, Ananda, comme c’est le cas, on peut s’attendre à la croissance des Vajjis, pas à leur déclin.
« Qu’as-tu entendu, Ananda : est-ce que les Vajjis s’assemblent et se dispersent en paix et s’occupent de leurs affaires en concorde ? »
« J’ai entendu dire, Seigneur, que c’est ce qu’ils font. »
« Pour le moment, Ananda, comme c’est le cas, on peut s’attendre à la croissance des Vajjis, pas à leur déclin.
« Qu’as-tu entendu, Ananda : est-ce que les Vajjis n’ont ni promulgué de nouveaux décrets ni aboli ceux qui existent, mais procèdent en accord avec leurs antiques constitutions ? »
« J’ai entendu dire, Seigneur, que c’est ce qu’ils font. »
« Pour le moment, Ananda, comme c’est le cas, on peut s’attendre à la croissance des Vajjis, pas à leur déclin.

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