A coeur ouvert !

A cœur ouvert !

Nous nous sommes entêtés à nous protéger des actions extérieure.
Tout d’abord par le schéma parental qui nous inculque que tout ce qui est étranger n’est pas bon. La notion du clan, de la famille, l’appartenance aux valeurs nous pousse dans un cercle plus ou moins restreint.
Résultat: nous essayons, mais nous ne faisons pratiquement jamais

Le système scolaire qui nous nivèle dans une systématique d’apprentissage par le mental, la société qui tente à perdurer cette systématique, bref. Tout ceci ne nous apprend pas à développer nos acuités, nos possibilités à accueillir, à ressentir, à vibrer, à aimer, à apprécier…. la justesse en soi.

Rare sont les moments où nous pouvons nous centrer, ou plutôt rares sont les moments où il y a quelqu’un qui nous écoute parler de nous. Généralement ce sont tout au plus des personnes de même âge, des copines, des copains, des cousines, des cousins, des sœurs, des frères… Le schéma parental n’offre actuellement que rarement cette possibilité. Le schéma social très peu. Nous nous retrouvons un peu comme des billes de flipper ballotées, cassées, déchirées cherchant un peu de lumière en quelques personnes, quelques lieux….nous voulons voyager, nous voulons faire la fête pour oublier, pour nous oublier !
Nous foutons le camp ailleurs parce que chez nous… on ne connait pas vraiment.

Après cet étalage de négation, il est important de connaître que toutes les possibilités s’offrent à nous.
Toutes les possibilités !
Tous les outils, la chance, la lucidité, la beauté, le charisme, l’AMOUR et bien d’autres, sont en nous. C’est dans ces états que la réussite nous prend, nous enveloppe dans son manteau et nous accompagne.
OUI nous sommes capables !
OUI nous avons en nous toutes les capacités nécessaires pour arriver à percer le secret, qui n’en est pas un, de notre intérieur.

Le truc, c’est que nous allons chercher à l’extérieur, c’est à dire que nous sommes continuellement entrain de nous projeter ailleurs pour essayer de ressentir ou de faire naître quelque chose d’extraordinaire.

Parce que nous croyons que seul l’extraordinaire pourra nous sauver. Seul, quelque chose de fort, quelque chose d’insurmontable, c’est à dire dans la même puissance que notre blocage, notre distorsion pourra nous arracher à notre tristesse, notre normalisation de la vie, notre refus inconditionnel à vivre dans le bonheur.

Et pourtant. Se dévêtir de l’habit, laisser tomber les croyances, arrêter tous les engrenages, de ce foutoir innommable dans lequel nous sommes perdus. Ce foutoir intérieur car notre maison inhabitée est occupée par d’autres choses.

Concrètement ça veut dire quoi ?

Quoi qu’il arrive, écouter notre cœur. Cette petite voix, subtile, emplie de douceur, de sagesse. Celle qui se tait lorsque le brouhaha intérieur ou lorsque nous sommes submergés par un évènement ou encore une personne de l’extérieur. Que cela soit positif ou négatif. Oui celle là même qui nous regarde, nous apprécie, nous aime. Celle que nous sentons lorsque tout se tait en nous. Et lorsque nous écoutons vraiment, cette connexion, nous pouvons nous apercevoir presque d’une présence, d’une existence, d’une densité subtile en mouvement.

Pas de question, pas de compréhension, seul le ressenti.

Puis, dans cette écoute, sentir le souffle aller et venir dans toutes sa simplicité, sans se projeter dans celui ci. Restons en nous, dans l’observation, dans la simplicité. Puis, sans mettre quelque chose dans l’espace entre nous et l’évènement, nous et la personne, recevons la vibration, les effluves dans leur simplicité.

Il arrive que cette vibration soit gênante et c’est là que nous mettons en fonction nos défenses. Parfois c’est quelque chose de tellement simple que nous nous en apercevons même pas. Alors revenons un peu en arrière et on reprend.
Puis, si nous restons dans l’observation, nous pouvons nous regarder basculer de la fragilité à cette notion qui nous fait courir et détruire bien des situations, bien des êtres…. c’est être rassuré !

Le chemin du bonheur ne se trouve pas dans un cocon. C’est dans notre propre fragilité, sans atour, sans chichi, en étant soi dans toute sa simplicité, car nous sommes le bonheur.

Un bonheur à cœur ouvert !

Un bonheur qui nous fait peur car il n’est pas habillé, enrobé, embelli, rendu fort en émotion, rendu extraordinaire !!!

Le bonheur c’est simple, comme une main tendue
Le bonheur c’est simple, comme un sourire
Le bonheur c’est simple comme le don de soi
Le bonheur c’est simple comme un regard
Le bonheur c’est simple ! tout simplement

Enlever, effeuiller, se déshabiller jusqu’à ne plus revêtir l’habit de l’interprétation de la vie. Puis par extension, la reconnexion de la naissance, la reconnaissance de cette présence intérieure, cette petite voix qui devient de plus en plus présente…. et la flamme de notre cœur s’éveillant, grandissant, et apportant ce bonheur que nous sommes. sans rien d’autre….

Être fragile, sans défense, c’est être soi, c’est être vrai, c’est être lucide, c’est être fort, c’est être beau, c’est être belle…
C’est s’aimer,
C’est aimer

A bientôt
Hervé